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22 juillet 2021

Mieux comprendre la distinction entre les principes d’équité diversité- inclusion et les approches de décolonisation réconciliation- autochtonisation au Québec


Ces dix dernières années, plusieurs rapports d’enquête et certains événements tragiques ont mis en lumière la nécessité d’agir rapidement dans la mise en oeuvre concrète d’approches et de principes fondamentaux pour guider les politiques de reconnaissance. Dans le cadre d’activités professionnelles quotidiennes, il a fallu interroger le sens et les actions possibles en lien avec les principes d’équitédiversité- inclusion (ÉDI) et les approches de décolonisation-réconciliation-autochtonisation (DRA). Ainsi, lors de la rédaction d’un plan d’action, la conception de programmes éducatifs ou encore le développement de projets dans le secteur de la santé, de nombreuses questions ont été soulevées.

Pour bien saisir les enjeux qui sont abordés dans ce texte, il importe au préalable de préciser un certain nombre de définitions conceptuelles. Nous comprenons la décolonisation comme étant un processus d’émancipation. Le dictionnaire Le Petit Robert précise qu’elle est une action qui permet « d’affranchir ou de s’affranchir d’une autorité, de servitudes ou de préjugés ». L’autochtonisation résulte « des efforts conscients [qui] sont mis en œuvre pour intégrer les peuples autochtones, leurs philosophies, leurs connaissances et leurs cultures dans les plans stratégiques, les rôles de gouvernance, l’élaboration et l’examen des programmes d’études, la recherche et le perfectionnement professionnel » (Commission de Vérité et Réconciliation du Canada, 2015 ; Melançon, 2019). En quelques mots, cela réfère au « recadrage de la production de connaissances et à la transmission d’un point de vue autochtone » (Shallard et Carson Kinsella, 2018).

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Auteur(s) : Carine Nassif-Gouin, Pierre Picard, Chantal Levesque, Mélanie Boivin et le Dr Samuel Blain