Close

3 mai 2021

Les minorités sexuelles face au risque suicidaire. Acquis des sciences sociales et perspectives


Depuis la fin des années 1990 (aux États-Unis, puis dans d’autres pays dont la France), les enquêtes les plus probantes ont mis en évidence un risque suicidaire plus élevé parmi les jeunes des minorités sexuelles – gays, lesbiennes, bisexuel(le)s, transgenres – et ceux qui se questionnent sur leur identité sexuelle ou de genre. L’homophobie est aujourd’hui le facteur de risque le mieux identifié pour comprendre cette sursuicidalité. Les phénomènes d’exclusion, de mépris et de stigmatisation peuvent provoquer une perte d’estime de soi, une perte de confiance dans l’avenir et les autres. Le soupçon de non-conformité de genre – qui peut toucher tout jeune, indépendamment de son orientation sexuelle effective – conduit également souvent la personne qui le subit à une grande détresse qui favorise les symptômes suicidaires. Il existe aujourd’hui en France de nombreuses initiatives de prévention de l’homophobie et du risque suicidaire. Au niveau national, le gouvernement a initié en 2012 …