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9 juin 2019

MADAGASCAR – Santé maternelle : une trop forte concentration des sages-femmes dans les grandes villes


La barre des 10.000 sages-femmes inscrites au tableau de l’ordre des sages-femmes n’est pas encore atteinte à Madagascar. Le nombre de sages-femmes est nettement insuffisant par rapport à une population de près de 25 millions d’habitants à Madagascar. Les localités enclavées, dans la majorité des cas, souffrent du manque de sages-femmes et de moyens. Au nombre déjà insuffisant de « Rasazy », s’ajoute la répartition géographique inégale de celles-ci.

En effet, la grande majorité des sages-femmes sont installées dans les grandes agglomérations urbaines, laissant les localités les plus éloignées, peu desservies. Un effort particulier est à fournir dans ce domaine, afin de résoudre le problème du « désert médical » qui ne favorise pas l’amélioration de la santé maternelle et néonatale dans le pays. Et pourtant, bon nombre de sages-femmes fraîchement diplômées ne trouvent pas de travail. Le volume de recrutement dans le secteur public n’est pas encore à la hauteur des besoins, tandis que le privé reste concentré dans les zones urbaines, et n’est que très rarement présent dans les zones rurales.

Accoucheuses traditionnelles. Dans les localités ne disposant pas des services d’une sage-femme, ce sont les accoucheuses traditionnelles, communément appelées matrones, qui « prennent en charge », les femmes enceintes et les font accoucher, sans l’assistance d’aucun personnel de santé qualifié. La présidente de l’Association régionale des sages-femmes d’Analamanga souligne la nécessité d’une collaboration entre les accoucheuses traditionnelles et sages-femmes. En plus clair, les accoucheuses traditionnelles se doivent d’inciter les femmes à avoir recours aux services des sages-femmes, quand cela est possible, dans l’intérêt des mères et des nouveau-nés.

Source : Santétropicale.com