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20 juin 2020

AFRIQUE – Les pays ne parviennent pas à stopper la commercialisation nocive des substituts du lait maternel, avertissent l’OMS et l’UNICEF


Un nouveau rapport publié par l’OMS, l’UNICEF et le Réseau international des groupes d’action pour l’alimentation infantile (IBFAN) révèle que malgré les efforts déployés pour mettre fin à la promotion nocive des substituts du lait maternel, les pays ne parviennent toujours pas à protéger les parents contre les informations trompeuses.

La pandémie de COVID-19 montre qu’il faut adopter une législation plus stricte pour protéger les familles contre les fausses allégations concernant l’innocuité des substituts du lait maternel et contre les pratiques commerciales agressives. Le lait maternel sauve la vie des enfants car il contient des anticorps qui renforcent leur organisme et les protègent contre de nombreuses maladies de l’enfance.

L’OMS et l’UNICEF encouragent les femmes à continuer d’allaiter au sein durant la pandémie de COVID-19, même si elles souffrent d’une COVID-19 confirmée ou présumée. Alors que les chercheurs continuent d’analyser le lait des femmes dont il est confirmé ou dont on soupçonne qu’elles ont la COVID-19, les éléments actuellement disponibles indiquent qu’il y a peu de chances pour que la COVID-19 se transmette par l’allaitement au sein ou par le lait tiré d’une mère présentant une COVID-19 confirmée ou présumée. Les nombreux bienfaits de l’allaitement maternel l’emportent largement sur le risque éventuel de maladie associée au virus. Il n’est pas plus sûr de donner du lait maternisé.

Sur les 194 pays analysés dans le rapport, 136 ont mis en place une forme ou une autre de législation liée au Code international de commercialisation des substituts du lait maternel et aux résolutions ultérieures adoptées par l’Assemblée mondiale de la Santé (le Code). Le Code est de mieux en mieux pris en compte puisque ces deux dernières années, 44 pays ont renforcé leur réglementation en matière de commercialisation.

Cependant, dans la plupart des pays, les restrictions légales ne s’appliquent pas à toutes les pratiques commerciales ayant cours dans les établissements de santé. Seuls 79 pays interdisent la promotion des substituts du lait maternel dans les centres de santé et 51 pays seulement interdisent la distribution gratuite ou à bas prix de ces produits dans le système de santé.

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Source : santetropicale.com