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25 décembre 2019

INTERNATIONAL – La majorité des adolescents du monde ne sont pas assez actifs physiquement, ce qui met en danger leur santé actuelle et future


Les premières tendances mondiales concernant le manque d’activité physique chez les adolescents ont été publiées et montrent qu’il est urgent d’agir pour renforcer les niveaux d’activité physique chez les filles et les garçons âgés de 11 à 17 ans. L’étude, parue dans la revue The Lancet Child & Adolescent Health et établie par des chercheurs de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), révèle qu’au niveau mondial, plus de 80 % des adolescents scolarisés – 85 % des filles et 78 % des garçons – ne respectent pas la recommandation actuelle, qui est de faire au moins une heure d’activité physique par jour.

Un mode de vie physiquement actif pendant l’adolescence est bon pour la santé : il améliore la forme cardiorespiratoire et musculaire ainsi que l’état des os et la santé cardiométabolique, et a des effets positifs sur le poids. Des données de plus en plus nombreuses tendent aussi à indiquer que l’activité physique améliore le développement cognitif et la socialisation. Les éléments dont nous disposons aujourd’hui laissent penser qu’une grande part de ces effets continuent de se faire ressentir à l’âge adulte.

Pour estimer combien de personnes âgées de 11 à 17 ans ne respectent pas cette recommandation, les auteurs ont analysé des données recueillies lors d’enquêtes sur les niveaux d’activité physique menées dans les établissements scolaires. Cette évaluation portait sur tous les types d’activité physique, englobant le temps consacré aux jeux actifs et aux activités récréatives et sportives ; aux corvées domestiques actives ; à la marche, au vélo et aux autres types de transport actif ; à l’éducation physique ; et à l’exercice planifié.

Pour améliorer les niveaux d’activité physique chez les adolescents, l’étude recommande :

  • d’appliquer d’urgence à plus grande échelle les politiques et les programmes ayant une efficacité reconnue pour accroître l’activité physique chez les adolescents ;
  • d’engager une action multisectorielle afin de donner aux jeunes davantage de possibilités d’être actifs, en agissant dans les domaines de l’éducation, de l’aménagement urbain, de la sécurité routière, etc.

À l’échelle mondiale, la prévalence du manque d’activité physique a légèrement baissé chez les garçons entre 2001 et 2016 (passant de 80 % à 78 %), mais il n’y a eu aucun changement chez les filles (pour lesquelles ce chiffre est resté proche de 85 %).

Les auteurs relèvent que, si ces tendances se poursuivent, la cible mondiale de réduction relative de 15 % du manque d’activité physique – qui permettrait de parvenir à une prévalence mondiale de moins de 70 % d’ici à 2030 – ne sera pas atteinte. Cette cible a été convenue par l’ensemble des pays à l’Assemblée mondiale de la Santé en 2018.

 

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Source : Observatoire international de la santé et des services sociaux (OISSS)